Bibliothèque de l'Eglise apostolique arménienne - Paris - PIRALIAN , Hélène     Retour à l'Index des auteurs en français    Accueil des catalogues en ligne

Bibliothèque de l'Église apostolique arménienne - Paris
15, rue Jean-Goujon - 75008 Paris || Père Jirayr Tashjian, Directeur
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Hélène PIRALIAN

L'auteur

Hélène PIRALIAN --- Cliquer pour agrandir
Naissance à Paris

Tout commence pour Hélène Piralian, de mère française et de père arménien, par un mal être inexplicable durant son enfance et son adolescence, alors qu'elle n'avait encore aucune connaissance du génocide arménien. Et ce n'est qu'avec la fréquentation des milieux arméniens qu'elle reconnaîtra le sens de ce mal être et son lien avec le génocide, repérant alors les effets psychiques destructeurs qu'a produit le génocide dans sa propre famille comme sur elle-même. Son travail lui fera comprendre par ailleurs, grâce à la psychanalyse, l'importance d'un tiers extérieur, c'est-à-dire non pris dans l'enfermement génocidaire, tiers indispensable pour sortir de cet enfermement.

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 Génocide, disparition, déni - La traversée des deuils
Titre : Génocide, disparition, déni - La traversée des deuils / auteur(s) : Hélène PIRALIAN -
Éditeur : L'Harmattan
Année : 2007
Imprimeur/Fabricant : 14-Condé-sur-Noireau : Impr. Corlet
Description : 1 vol. (238 p.) : couv. ill. en coul. ; 22 cm ; illustration de couverture Mickaël Simonyan
Collection :
Notes : Bibliogr. p. 229-236
Autres auteurs :
Sujets : Génocide arménien (1915-1916) -- Génocide -- Aspect psychologique -- Traumatisme psychique
ISBN : 9782296048911
Lecture On-line : non disponible

Commentaire :

Poursuivant sa réflexion entreprise dans son livre « Génocide et transmission » et toujours à partir du génocide des Arméniens l'auteur s'interroge sur le dispositif politique de la disparition et sur les effets psychiques qu'elle produit sur ceux qui sont restés en vie.
Pourquoi la mise en place de la disparition des êtres, puis de leur corps, est-elle au centre du processus génocidaire, et pourquoi ces dernières années l'exhumation des charniers et l'identification des corps de ces disparus ont-elles revêtu une telle importance pour leurs proches comme pour le reste de la population ?
Enfin pourquoi le déni de l'acte génocidaire fait-il toujours partie intégrante de tout génocide?
Ainsi, à partir d'événements aussi éloignés dans le temps et l'espace que les génocides des Arméniens, des Juifs, des Bosniaques, des Tutsis mais aussi de la Terreur vendéenne et des massacres d'Algérie, l'auteur tentera de dégager les spécificités de ce qu'elle appelle la structure génocidaire qui leur est commune et dont le couple disparition-déni constitue le noyau.
Par ailleurs, sera présente, tout au long de ce livre, une réflexion sur les liens qui unissent les tueurs aux rescapés, mais aussi les héritiers des uns aux héritiers des autres pour comprendre ce qui pourrait permettre aux uns et aux autres de devenir des endeuillés pour pouvoir ensuite être des passeurs de vie.

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 Génocide et transmission : sauver la mort, sortir du meurtre
Titre : Génocide et transmission : sauver la mort, sortir du meurtre / auteur(s) : Hélène PIRALIAN -
Éditeur : L'Harmattan
Année : 1995
Imprimeur/Fabricant : 58-Clamecy : Impr. Laballery
Description : 119 p. 22 cm
Collection : Sante, societes et cultures
Notes : Texte francais seul Bibliogr. p. 115-118
Autres auteurs :
Sujets : Armeniens Massacres des 1915-1923 * Genocide -- Aspect psychologique * Armeniens -- Identite ethnique * Deuil psychanalyse * Armeniens -- A l'etranger -- Psychologie
ISBN : 9782738429711
Lecture On-line : non disponible

Commentaire :

A partir du génocide des Arméniens, l'auteur s'interroge: si le projet génocidaire est bien celui qui programme, au-delà du meurtre de tous les vivants d'un groupe, la destruction des fondements mêmes de la transmission, quelles sont les conséquences psychiques d'une telle mise en place pour les héritiers des survivants ? En effet, lorsque les génocidaires, par-delà le meurtre, mettent en place la déshumanisation puis la disparition des corps morts, ne tentent-ils pas de rendre toute symbolisation de la Mort, autrement dit tout deuil de ces morts impossible, contraignant ainsi leurs héritiers à offrir leurs propres corps en guise de sépultures ? Cependant la Mort, rendue de cette façon non symbolisable pour les héritiers des victimes, ne l'est-elle pas tout autant pour ceux des génocidaires qui, en ce cas, héritent à la fois d'une falsification de leur histoire et d'un charnier de morts déniés ? S'il en est bien ainsi, les héritiers des uns et des autres se trouveraient pris dans une même scène de meurtre qui les unirait et hanterait leur imaginaire comme retour toujours possible, dans le Réel, de ce meurtre génocidaire qui, toujours dénié, est resté comme en suspens de symbolisation.
Des lors, peut-on encore penser que les uns puissent, sans l'appui des autres, sortir de cette emprise qui perdure depuis 1915 et dont ils sont ensemble les victimes ?

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 Un Enfant malade de la mort - lecture de Mishima, relecture de la paranoïa
Titre : Un Enfant malade de la mort - lecture de Mishima, relecture de la paranoïa / auteur(s) : Hélène PIRALIAN -
Éditeur : Éditions universitaires
Année : 1989
Imprimeur/Fabricant : Impr. en Belgique
Description : 15 x 23 cm, 128 pages : couv. illustrée
Collection : Emergences
Notes :
Autres auteurs :
Sujets : Mishima, Yukio (1925-1970 ) -- Psychologie -- Psychanalyse et littérature
ISBN : 9782711303731
Lecture On-line : non disponible

Commentaire :

Comment peut-on vivre quand il n'y a de désir que pour des morts dont la mort est déniée ?
Comment peut-on vivre quand c'est d'être vivant qui ferait mourir ces morts-vivants ?
Comment peut-on vivre en étant soi-même ni vivant ni mort ?
Autant de questions qui constituent le quotidien du paranoïaque dès sa naissance, dès avant sa naissance et qui semble le condamner à une vie en sursis qu'il appelle parfois son calvaire et qui ne cesse de le convier à la mort comme à des noces avec lui-même.
C'est ainsi qu'un des héros porte-parole de Mishima s'étonne : "Comment l'impossible pourrait-il être une destinée ?" Cet impossible ne serait-il pas celui de l'impossible symbolisation de la Mort, et, en ce cas, sur quoi s'appuierait cette impossibilité ? Serait-ce d'un deuil, d'un deuil impossible, et impossible pour qui ?
C'est à la reprise et à l'exploration de ces questions, questions qui s'organiseront autour de ce que l'auteur appelle : "la forclusion de la Mort" (posé comme signifiant central de la structure paranoïaque) qu'à travers la lecture de l’œuvre de Mishima, il nous convie.

Table des matières

Introduction 9
I. Privé de Mort, privé d'amour. 15
II. Est-il mort, est-il vivant 951
III. A la lisière du lien. 71
IV. Le prisonnier nu. 105


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